37e édition du festival de cinéma espagnol et latino-américain
Du 24 mars au 7 avril, la 37e édition du Festival de cinéma espagnol et latino-américain de Brest envahira le cinéma Les Studios.
Fictions, documentaires, conférences, échanges, musique, et bien plus…
Les 40 ans du jumelage Brest-Cadix, les 50 ans de “liberté” en Espagne et la vigueur du cinéma au féminin seront à l’honneur cette année !
Le programme détaillé suivra dans les prochains jours mais voici, d’ors et déjà, un avant goût :
La Reconquista de Jonas Trueba ouvrira le festival le 24 mars. Un film inédit en France malgré son succès international, du réalisateur d’Eva en août (2021) et Septembre sans attendre (2024) qui croise passé, présent et avenir. Avant la projection, l’avenir sera mis à l’honneur avec une remise de prix aux élèves du collège Les Quatre Moulins qui ont participé à la conception de l’affiche du festival tandis que d’autres interprèteront en espagnol diverses chansons en lien avec les thématiques de cette édition.
Pour célébrer le jumelage Brest-Cadix, le documentaire Retornos de Rafael Alberti de Fernando Santiago Muñoz sera projeté le vendredi 27 mars à 20 h, en présence du réalisateur. L’après-midi, dans l’enceinte de la faculté Victor Segalen, la poétesse gaditane Cristina Ruiz Guerrero présentera son dernier recueil de poèmes ainsi qu’une invitation à la lecture du poète mondialement connu et fierté de l’Andalousie, Rafael Alberti.
Lundi 30 mars, pour nous plonger dans l’Andalousie d’aujourd’hui, le thriller social andalou Los Tigres de Alberto Rodríguez sera accompagné d’une intervention de Didier Le Roux, directeur de Film et Culture.
Le jeudi 2 avril, le documentaire La Guitarra Flamenca de Yerai Cortés de Antón Álvarez, portrait de ce guitariste andalou hors normes sera précédé d’une master class par un autre guitariste de talent Rafael Lloyd Iglesias. Les 50 ans de liberté seront évoqués, entre autres, par la projection du film La invasio dels Barbars de Vincent Monsonis. Le film relie le passé et le présent de l’histoire contemporaine espagnole et sera présenté par l’écrivain Alfons Cervera (président d’honneur de MERE 29). Une conférence à l’UBO sur le travail de cet écrivain de la « mémoire historique » aura lieu le même jour.
La vigueur des réalisatrices hispanophones sera représentée par de nombreux films. Parmi eux, l’émouvant film Sorda (Sourde) de Eva Libertad, récompensé par trois prix Goya en 2026. La projection sera accompagnée par un échange avec Marine Conan, présidente de l’association des sourds du Finistère (échange signé). Sans oublier les opus de Lucrecia Martel, Carla Simón, Mayra Hermosillo, Irene Ibarra, parmi tant d’autres. Les protagonistes femmes sont également très présentes telles les vibrantes héroïnes de La ola qui bouleversent la société et l’écran.
La soirée de clôture proposera le très beau et émouvant film bolivien, La fille condor, couronné par l’Abrazo du dernier festival de Biarritz. Le pot rituel offert par Les Studios sera accompagné en musique par la cumbia andine-bretonne du groupe Maíz y los Toucanos.
Trois films concernent particulièrement le travail de mémoire, Le Mur des prisonniers de José Luis Tirado, La invasio dels Barbars de Vicent Monsonis et Flores bajo el hielo de Marco Potyomkin.
Le Mur des prisonniers est un documentaire qui se centre avec sérieux et rigueur sur le travail forcé des Républicains espagnols au large de Gibraltar pour le compte de Franco dans le contexte de la Deuxième Guerre mondiale. Il sera projeté le vendredi 3 avril à 20 h, avec une petite intervention vidéo du réalisateur et un contextualisation de notre président Hugues Vigouroux.
Présenté par l’écrivain Alfons Cervera, La Invasio Dels Barbars est un film de fiction ou s’entremêlement passé et présent : 1939, Esperança, une jeune conservatrice du musée du Prado, est interrogée au sujet de la disparition d’un tableau qu’un colonel souhaite confisquer. Quatre-vingts ans plus tard, sa petite-fille Aurora recherche ses restes dans une fosse commune datant du franquisme.
Flores bajo el hielo de Marco Potyomkin, raconte l’histoire collective des femmes qui ont perdu la guerre et qui ont été victimes de la dictature franquiste jusqu’en 1977. Exilées de la péninsule ibérique, persécutées sur leur propre terre, réduites au silence et cachées, elles sont devenues invisibles aux yeux de leurs bourreaux, durant la longue et sanglante période de l’après-guerre d’Espagne.
Plus de détails à venir !



